Traces du sacré, exposition à Beaubourg

 

 

Sur les "Traces du sacré"

 

Mon parisien personnel a découvert une exposition qui était censée me plaire, puisqu'elle traitait des "traces de sacré", à Beaubourg!

Nous voila donc, en cette belle soirée du 9 juin 2008 à la rencontre de la spiritualité!

Une fois de plus, j'ai été complètement décontenancée par le contenu de l'exposition. Je m'attendais à admirer le "sacré " version traditionnelle avec des peintres tel que Michel-Ange, Botticelli, Giotto, Fra Angelico, Lippi ou encore Francesco Albani ou bien même des peintres de l'Ecole Flamande, et bien une fois de plus la conception moderne des "traces du sacré" m'oblige à délaisser ma peau d'admiratrice d'oeuvre d'art et d'endosser ma peau de "chercheuse" d'art dans les oeuvres modernes que nous présentait l'esposition!

Mais bien sur, c'était son compter sur mon parisien personnel qui avait préparé sa visite!! Avec lui, l'art moderne devient facilement abordable et devient soudainement plus intérressant qu'il n'y parait!

Dossier pédagogique sur l'exposition et le parcours

Traces du Sacré

 

Texte recopié dans le catalogue de l'exposition

Emergence d'un Sacré laïque

Les partis pris des commissaires " la question de la spiritualité n'a jamais été abordée dans une exposition en France, comme cela a pu être fait par exemple aux Etats-Unis dans les années 1980 avec "The Spiritual in Art-Abstract Painting. 1890/1985". Or cette histoire de spiritualité joue un rôle très important dans la constitution des formes de l'art moderne. Notre hypothèse de travail est celle selon laquelle l'histoire de l'Art Moderne commence non seulement sous la seule tutelle de l'impressionnisme et de Manet mais aussi de la sécularisation engagée après la Révolution Française. Issue du triomphe de la raison, de l'essor du capitalisme et de l'industrialisation, la modernité est liée au sentiment de l'éloignement du divin. Libérés des dogmes religieux, les artistes expriment leur tourment spirituel avec un vocabulaire qui leur est enfin propre. L'Art Moderne se constituera peu à peu sur cette immense modification. Dorénavant soumis à l'empire tyrannique de sa vision intérieure, c'est à dire à la nécessité d'explorer la possibilité de signes, de formes, de sens et d'effets nouveaux, l'artiste se trouve en même temps face à un vide. L'exposition montre comment, du tout début du XIXe siècle à nos jours, ce rapport du sacré - un sacré laïque en quelque sorte - se pose; c'est pourquoi nous avons associé à chaque époque un thème qui nous paraissait fondateur et articulé l'inquiétude d'aujourd'hui à celle de l'histoire de l'Art du XXe siècle, en présentant simultanément dans chaque salle un artiste contemporain"

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 27/07/2008