Otto Dix

 

Otto Dix

 

Géra en Thuringe voit naître le 2/12/1891 le petit Otto Dix. Dés son plus jeune âge, sa mère l’initie à la peinture et à la musique. Il reçoit du Prince de Reuss, une bourse d’étude qui luis permet d’entre à l’école d’arts appliqués de Dresde (1909-1914). Il adoptera plusieurs mouvements, du cubisme au dadaïsme.

Otto Dix s'engage volontairement en tant que soldat lors de la première guerre mondiale et combattra en France et en Russie. Il participe à la guerre des tranchées de l'Artois et de la Champagne de novembre 1915 à décembre 1916. Il participe à deux grandes batailles sur les bords de la Somme. L'horreur de la guerre le marque énormément et devient alors la base de ses œuvres.

Après  avoir servi pendant 4 ans sur le front occidental comme artilleur et serveur de mitrailleuse, il suivit vers la fin de la guerre un entraînement pour entrer dans l’aviation. Dix savait comment un obus peut déchiqueter un homme.

A son retour à Dresde, il fonde le Groupe 1919 avec Conrad Felixmüller (1897-1977) et réalise des collages DADA. Il se met à peindre des images grotesques de la nouvelle société allemande. Son « marchand d’allumettes » montre un combattant, aveugle et cul de jatte, qui fait fuir  tous les passants en essayant de gagner sa vie. Dans « Pragerstrasse » de 1920, que Dix dédie à ses contemporains, on voit une main gantée déposer un timbre-poste dans la main artificielle d’un paraplégique, tandis qu’un autre handicapé se déplace sur une planche à roulette. Celle-ci roule sur un tract antisémite où on peut lire « Juden Raus » (les juifs dehors). Un de ses collages les plus admirés, « les joueurs de skat », est une satire amère du célèbre tableau de Cézanne «  les joueurs de cartes ». On y voit un homme sans mâchoire, cul de jatte et ayant perdu un bras, habillé du papier utilisé pour les vêtements allemands pendant et après la guerre. Un autre ancien combattant joue aux cartes  avec ses orteils tandis qu’un troisième tient une carte entre les dents.

 

 

En 1922, Dix s'installe à Düsseldorf où il intègre l'association artistique « Das Junge Rheinland». Il se marie avec Martha Koch en 1923. En 1924, le pacifiste allemand Ernst Friedrich ouvrit un musée contre la guerre à Berlin, où était notamment exposées des photos de soldats atrocement mutilés. Sous l’une d’elles, on pouvait lire «  En Allemagne seulement, il reste des milliers de malades dans les hôpitaux qui sont totalement coupés du monde et trainent une existence misérable loin de leurs familles et de leurs amis, dans l’espoir peut-être de retrouver une apparence humaine dans quelques années.

Entre 1925 et 1927, Dix habite et travaille à Berlin où sa peinture critique atteint son apogée. Il devient un artiste du mouvement de la Nouvelle Objectvité, dont il est un des pères fondateurs. En 1927, il est nommé professeur à la Kunstakademie de Dresde.

 

Après la prise du pouvoir par les nazis en 1938, Otto Dix est l'un des premiers professeurs d'art à être renvoyé, persécuté qu'il l'est en tant que bolchévique de la culture selon les nationaux-socialistes. Les nazis fermèrent le musée.  La même année, menacé de prison et de camp d'internement, il commence une « émigration intérieure » dans le sud-ouest de l'Allemagne (en 1933 à Randegg puis en 1938 à Hemmenhofen), près du lac de Constance, où il peint des paysages. En 1937, ses œuvres sont dites « dégénérées » par les nazis. 260 d'entres elles sont retirées des musées et une partie est brulée, d'autres sont exposées lors de l'exposition nazi "art dégénéré" ( Entartete kunst).

 

 

Son œuvre « les mutilés de guerre » montrant d’anciens combattants affligés de toutes sortes de handicaps et de déformations, fut accrochée bien en vue dans cette exposition pour prouver que certaines toiles « dégradaient » la notion de «  germanité ». Le tableau fut détruit, le peintre, lui, survécut. D’autres toiles furent exposées comme par exemple « La tranchée » (1923)  qui a probablement été détruite aussi  par les nationaux-socialistes. Le peintre a composé également son triptyque La Guerre entre 1928 et 1931. Le but de cette œuvre n'est pas de provoquer angoisse ou panique, mais "simplement transmettre la connaissance du caractère redoutable de la guerre, pour éveiller les forces destinées à la détourner". Ce triptyque est vu par beaucoup de spécialistes comme une prolongation du tableau précédent, et est présenté une seule fois dans une exposition à Berlin en 1938. Il est ensuite interdit par les autorités nazies.

En 1938, Dix est arrêté et enfermé pendant deux semaines par la Gestapo. Durant ces temps difficiles, il peint une représentation de St Christophe à la demande de la brasserie de Köstritz, dans le style des grands maîtres.

 

 

Il participe par obligation à la Seconde Guerre mondiale. Il sert sur le front occidental en 1944-45. Il est fait prisonnier en Alsace par les Français.

A la fin de la guerre et jusqu'à sa mort, Dix s'éloigne des nouveaux courants artistiques allemands. Il ne s'identifie ni dans le réalisme social en RDA ni dans l'art d'après-guerre en RFA. Il reçoit pourtant de hautes distinctions et des titres honorifiques dans les deux états.

1959 - Bundesverdienstkreuz

1966- Alfred-Lichtwark-Preis à Hambourg et Martin-Andersen-Nexö-Preis à Dresde

1968- Rembrandt-Preis à Salzburg.

Otto Dix meurt le 25 juillet 1969 après un infarctus à Singen. Sa tombe se trouve à Hemmenhofen.

 

Informations trouvées sur Wikipédia et le livre 14/18 de Jay Winter et Blaine Bagget

 

Commentaire (1)

1. guillaume Le 22/09/2009 à 14:36

putain c'est trop gore
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Dernière mise à jour de cette page le 24/06/2008