Une amie m’a envoyé un document, extrêmement émouvant et très ancien……..probablement de la fin du 19ème !

Le papier est feutré, par endroit découpé preuve qu’il a longtemps été utilisé et beaucoup servi. Ce texte est écrit par les frères Nunès et mis en musique par J. Darcier.
C’est un morceau joué à la guitare et au piano.
Il raconte l’histoire de trois petites filles qui se disputent sur la couleur de la robe de leur poupée.
C’est une ode à notre drapeau national, n’oublions pas qu’à cette époque, être patriote avait un sens !

On peut relever, une fois de plus le rôle de la poupée dans l’explication des couleurs de notre drapeau…….notez au passage les images simples qui nous ramènent à la création de notre emblème, le prolétariat, la bourgeoisie et la noblesse. Cette explication un peu naïve de la création de notre bannière est certainement à la mode …….mode qui entretient le chauvinisme très en vogue à cette époque.

Théodore Bruet est né en 1842, il est certainement décédé mais je n’arrive pas à savoir quand ! Il est marié à Mme Riviere, qui prend le nom de Bruet-Rivière. Leur répertoire de chansons se compose, entre autre de: "Trois pour un sou", "Des bouillottes! Des Bouillottes!" "Le dernier carré" et "Plus de cors".
« Le baptême d’une poupée » a été entendu au Grand concert parisien et a probablement enchanté les oreilles des parisiens de cette fin de sicèle (19éme). Mme Bruey/Rivierre est aux cordes mais cachée derrière les rideaux de scène.
Bruet était contemporain de Bruant, Polin et Fragson et Paulus. C’est la grande époque des cabarets, où les humoristes chantaient, parodiaient, encensaient et même caricaturaient le quotidien.
Paulus, célèbre chanteur parisien ( il était le mieux payé des chanteurs de caf’ conc !) l’a croisé dans les salles de concert parisiennes. Il a même invité Bruet à chanter au Bataclan.
Il dit dans ses mémoires « Le hasard de mes excursions, le soir, quand j'ai quelques minutes de libres, m'a donné hier un régal artistique. J'ai entendu Bruet et Rivière chanter le Baptême d'une poupée (de Nunès frères et Darcier). Bruet, sur la scène, chantait les couplets de cette charmante chanson et Mme Rivière, dans la coulisse, accompagnait le refrain avec son superbe contralto. C'était exquis et le public a fait bisser. »
2. LEBIGOT Marie-France Le 28/10/2009 à 19:03
1. Pierre Charrier Le 27/08/2009 à 12:19