
Le Baron A.de Hennebery disait « La vraie dentelle est une dentelle fabriquée à la main, à l’aiguille ou aux fuseaux ».
Voila tout est dit n’est-ce pas ?
Cet homme a écrit de nombreux articles pour la revue « DENTELLE » et est un grand expert sur le sujet.
D’après ses recherches, la dentelle aux fuseaux apparaît en même temps que la dentelle à l’aiguille et tire sont origine du même pays : l’Italie.
Mais ……… bien sur, il y a toujours un mais ! ……….Lors de fouilles à Antinoë (Egypte), on aurait découvert un tissu ajouré, exécuté avec des bobines qui seraient les ancêtres des fuseaux ! Pourquoi pas ?
Il est quand même plus sur de se référer aux sources un peu plus récentes, et revenons en Italie.
La dentelle aux fuseaux est probablement dérivée de la technique du tissage de la passementerie : rubans, bordures, galons etc. On tissait ces bandes sur de longs coussins autour desquels étaient entrecroisés des fils. Pour éviter qu’ils ne s’emmêlent, ils étaient lestés de poids en plomb, en os ou en bois.
A la renaissance, le « passement » devint la dentelle.
A partir du XVI, la dentelle va connaître une ascension fulgurante. On la travaillait avec du fil d’or ou d’argent. Elle était plus souvent cousue sur les vêtements et ne pouvait être utilisée pour les cols et les manches car le fil précieux la rendait trop rigide.
La haute noblesse était friande de ces effets et elle devient très vite un signe ostentatoire de richesse. C’est d’ailleurs à cause de cela qu’au XVII, on instaure une loi pour réglementer l’usage de la dentelle.
En 1665, Dans les campagnes Vellaves, les dentellières apprenaient la dentelle au détriment de leur instruction voire même de leurs enfants.
Les « Béates » (mi-laïques, mi-religieuses) tentent de pallier à ces lacunes et sont envoyées dans les villages pour une mission d’éducation scolaire et religieuse.
Elles vont organiser le travail et valoriser le travail en réglementant les ventes.
Ce mouvement commencera à disparaître à partir de la révolution.
La dentelle en souffrira beaucoup.
A l’exposition universelle de 1802 à Paris des modèles de la dentelle du Puy furent primés.
Bien sur la mécanisation des métiers entraina des 1820 le déclin de cet art.
1838 : Théodore Falcon ouvre la première école de dentelle qui sera suivi par l’ouverture de l’école pour les enfants pauvres de la ville en 1855.
La chambre syndicale, quant à elle, naîtra en 1862.
Le « Nouveau conservatoire de la dentelle à la main » voit le jour en 1974 mais sera rapidement rebaptisé en 1976 en « Nouveau conservatoire »
Le matériel pour la dentelle du Puy :
Les fuseaux vellaves sont d’une forme allongé et plutôt fin.
Le carreau peut être plat ou à rouleau.
Il faut aussi des épingles, des cartons de modèles, un plioir pour la dentelle fabriquée, ciseaux et pointeaux pour percer le carton.
Le fil peut être de lin, de coton, de soie mais aussi du fils d’ortie, de voile de mousseline et même de cheveux ! Aujourd’hui, la dentelle du Puy est reconnue dans le monde entier.
Il y a une légende concernant l’invention de la dentelle : Une jeun brodeuse Isabelle Mamour, aurait inventé la dentelle à l’occasion du gd jubilé du 25 mars 1407. L’Evêque, Elie de l’Estrange lui aurait demandé de décorer le manteau de la vierge noire. En cherchant à réaliser un ouvrage exceptionnel et des plus fins, elle eut l’idée d’attacher à des épingles plusieurs navette de fil, c’est ainsi que serait née la dentelle aux fuseaux ! Mais ce n’est qu’une légende !

La dentelle a aussi son Saint Patron : St François Régis est devenu le St Patron des dentellières en 1939. Alors que l’Edit interdisant l’usage de la dentelle effraya les dentellières qui craignaient la perte de leur revenu, se placèrent sous la protection du Père Jean-François Régis des Plas. Il les rassura et les protégea.
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