statistiques

Sur la route du lac Karakul pour aller à Tashkurgan

 

Sur la route du lac Karakul

Tashkurgan

 

Tash Kurgan veut dire ville ou forteresse de pierre en Ouïgour. L'Oasis de Tashkurgan a une position stratégique près des passes de Mintaka et de Kunjerab, au travers des chaînes du Pamir, menant vers Taxila dans la vallée de Peshawar (historiquement  Gandhara), prise par Alexandre le Grand au 4ième siècle avant JC.

L’homme ou la femme Ouïghour n'a rien de ce que l'on peut imaginer du chinois traditionnel : pas d'yeux bridés ni de peau jaune. Les gens sont plutôt grands et blancs de peau.Cheveux et yeux noirs, intensifient le regard, que certaines personnes soulignent d'une ligne de khôl noire qui rejoint les sourcils. À Tashkurgan, les Tadjiks cohabitent avec les Ouïgours, les Kirghiz, les Xibe et les Han.Nous commencerons par faire connaissance avec les Ouïgours!

 Ouighour signifie «unité» «union»

Cette ethnie possède une longue histoire. Elle a pour origine un peuple, appelé « ding-ling », qui nomadait dans les bassins du lac Baïkal au 3e siècle av.J.-C. Elle fut appelée « Tieli » au 5e siècle et « Huihe » au début de la dynastie des Tang. L'empire ouïghour, établi en Mongolie en 744, s'effondre en 840, décimé par les Kirghiz venus de l'Iénissei. Ce peuple migre alors sur les terres du Xinjiang,  région la plus à l'ouest de la vaste Chine, où ils se sédentarisent dans les oasis pour développer une brillante civilisation.

En 840, les Xiajiasi, peuple de la Chine antique, lancèrent des attaques pour supprimer le khanat huihu. La majorité de sa population se déplaça vers l'ouest, jusqu'aux contrées occidentales, et au lieu de vivre en nomade, s'y installa pour pratiquer l'exploitation agricole. Dans le même temps, elle s'est assimilée avec les habitants autochtones des anciennes principautés Yutian, Shule, Qiuci situées dans la région voisine de la Dépression du Tarim. Au début du 13e siècle, une communauté « Wei-wu-er » de l'époque contemporaine s'est formée.

L'ethnie ouighoure en est issue. L'histoire de ce peuple converti à l'Islam entre le 10 et le 12ème siècle, autrefois peuple nomade des contrées est de la Turquie, est plutôt mouvementée. Plus de 7 600 00 y vivent aujourd'hui, beaucoup paysans des villages ou villes qui encerclent le Taklamakan, vaste désert de sable, poursuivant les traditions d'agriculture irriguée de leurs ancêtres. Une minorité nomadise de vastes troupeaux (souvent entre 300 et 700 têtes) dans les montagnes de l'Altaï, des Monts Célestes ou du Kun Lun.

Leur histoire actuelle n'est toutefois pas en reste, marquée par des mouvements de rébellion contre la politique de colonisation des Hans. On parle de répression parfois sévère : emprisonnement, torture, exécutions des séparatistes ouïghours.... De plus, le gouvernement chinois se montre inflexible en mesures qui visent à minimiser la religion islamique, principal frein à l'intégration des Ouïghours dans la culture.

Ces photos ont été prises aux abords du lac Karakul.

Notez toute la tendresse de ce papa pour son enfant......!!!! 

Gardien de troupeau de chèvres

Jeune fille et son chat

Enfants sur la route

Commentaires (2)

2. Chloé Le 29/03/2008 à 20:40

Les photos sont superbes et pleines de vie, bravo au photographe...

1. Chloé Le 01/03/2008 à 18:01

Isa tes photos sont superbes....
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

champ de sécurité

 



Dernière mise à jour de cette rubrique le 02/03/2008