Chronique d'un scandale

 

 

Chronique d'un scandale

 

 

Résumé du film

Adapté du roman à succés " Notes on a scandal", le long métrage de Richard Eyre raconte avec une véritable force dramatique les relations tumultueuses entre deux enseignantes londonniennes. Professeur d'histoire à la veille de la retraite dans un collège de Londres, Barbara Covett ( Judi Dench née le 09/12/1934) n'a rien d'autres dans la vie, que son travail et sa vieille chatte. Sa solitude prend fin avec l'arrivée du nouveau professeur d'art et de poterie, Sheba Hart. Barbara avait toujours rêvé d'une amie idéale qu'elle croit trouver en Sheba. Elle pense pouvoir manipuler leur amitié au moment ou elle découvre la relation entre Sheba et un jeune etudiant. Leur relation prend alors une tournure plus ambiguë et angoissante. Dans cette "idylle" trouble et cruelle, ce sont les propres secrets et les obsessions de Barbara qui emmergent et les deux femmes seront emmenées au bout de leurs propres descentes aux enfers.

 

Les critiques que j'ai trouvées sur le net

« Avec d’un côté un jeune et joli professeur d’arts plastiques à qui tout dans la vie semble sourire et de l’autre une vieille fille solitaire en passe de prendre sa retraite, le scénario pose dès le point de départ de l’intrigue les jalons d’un drame psychologique intense dans lequel vont se confronter un duo de personnages éminemment duals.
Entre amitié, tendresse, jalousie et secrets bien dissimulés, les relations entre Sheba et Barbara atteindront leur paroxysme lorsque cette dernière découvrira la liaison de la plus jeune avec un de ses élèves.
Construit sur un schéma classique - pour ne pas dire dramaturgique - fondé sur une exposition, une lente progression, un nœud de l’intrigue et un dénouement, l’histoire que nous relate Richard Eyre puise pour beaucoup dans l’intériorité des personnages de ce thriller psychologique particulièrement réussi. Intimiste (à la manière du journal intime sur lequel s’appuie le script) Chronique d’un scandale met en relief avec beaucoup d'éfficacité l'univers intérieur -complexe- de Barbara et propose une lecture concrète de la confusion de sentiments qui submerge Sheba Hart.
Mais si ce long-métrage doit beaucoup à un solide scénario, il tire véritablement son succès dans l’interprétation des deux comédiennes principales. »

« Comme le thé ou la monarchie, le scandale est de ces institutions universelles qui prennent une saveur particulière sous le ciel d'Angleterre. C'est aussi vrai à la ville qu'à l'écran, comme le prouve cette Chronique, délicate chorégraphie mue par la culpabilité, l'inconscience et la méchanceté, réglée par un metteur en scène lucide, exécutée par des actrices en pleine possession de leur art.

Dans un établissement secondaire public du nord de Londres, Sheba Hart (Cate Blanchett) prend son poste de professeur de dessin. Sa collègue Barbara Covett (Judi Dench), vieille fille aussi impopulaire que redoutée, fait pour Sheba une exception à son universelle misanthropie et la prend sous son aile. Pleine de compassion, flattée de l'attention que son aînée lui porte, la jeune enseignante accueille sa nouvelle amie au sein de sa famille, lui présente son époux, un chic type beaucoup plus vieux qu'elle (Bill Nighy) et ses enfants, une adolescente pas très bien élevée et un garçon trisomique.

A l'approche des vacances de Noël, Barbara découvre que sa protégée a séduit l'un de ses élèves, un éphèbe cockney d'une quinzaine d'années. La vieille dame voit dans cette révélation l'occasion d'établir définitivement son emprise sur l'inconsciente mais celle-ci se rebelle, précipitant la catastrophe.

Tout ici est affaire de désirs déréglés. Sheba explique candidement à Barbara qu'après des années de fidélité et de devoir maternel scrupuleusement accompli auprès de son fils handicapé elle se sent un droit au plaisir. En quelques scènes volées à la vie familiale de Barbara, on comprend qu'elle est d'une génération et d'une classe sociale qui lui ont fait vivre son homosexualité comme un fardeau. »

« Mené à un train d'enfer (la durée du film, à peine plus de 90 minutes, ne laisse pas deviner la richesse du matériau), Chronique d'un scandale procure d'abord le plaisir un peu coupable que fait naître le spectacle d'une catastrophe. Et parce que l'on passe ce moment en contemplation devant deux actrices faites l'une pour l'autre, cet amusement se double bientôt d'une émotion réelle. »

 

 Pourquoi j'ai choisi de parler de ce film

L’intrigue de ce film est très lente à se mettre en place mais dès les premières images, on est captivé par l’impression d’une menace terrible qui pèse sur ce jeune professeur d’art. On endosse le rôle du « voyeur » qui regarde sans vergogne, le déroulement d’un drame qui se joue devant nos yeux.

L’adolescent qui va provoquer la chute de cette jeune femme puis de l’amitié construite et manipulée par Barbara tient peu de place dans cette danse tragique. Le fait même que Sheba soit plus âgée que lui n’est pas important d’ailleurs elle ne culpabilise pas et s’adonne complètement à sa liaison. Le débat de ce film n’est pas dans la protection de l’enfance, mais dans celui des relations des générations.

Barbara est homosexuelle, on le comprend tout de suite lorsqu’elle tisse sa toile pour attirer sa belle. Cela devient de plus en plus évident quand les deux femmes en viennent aux confidences…. Mais ce qui est encore plus évident c’est la jalousie de Barbara qui n’a pas pu se réaliser dans sa vie personnelle et sexuelle envers Sheba qui elle, a vécut tout ce qu’elle avait envie de vivre parce qu’elle était d’un autre milieu social. J’ai eu l’impression que Barbara se délectait du pouvoir que lui procurait la connaissance du secret de Sheba et qu’elle manipulait ses pions sur un échiquier qui ne pouvait que faire mat pour Sheba !

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 18/06/2008